17 Août : Chianale – Vinadio 117 km (2896 m de dénivelé)
Colle di Sampeyre 2284 m – Colle della Fauniera 2511 m

Le pique-nique avalé, c'est reparti... tranquillement ! La pente devient alors moins raide pour augmenter à nouveau. Des panneaux placés tous les kilomètres indiquent la distance au sommet et le pourcentage moyen du kilomètre précédent. Ouf ! On a passé 11,25 %. A environ 7 kilomètres du sommet, le morceau de bravoure : LE passage à 23 %. On met tout à gauche, ça passe facile. On continue notre ascension, la végétation se fait plus rare, les rochers plus apparents, on commence à entendre de nouveau les cloches des vaches et les cris des marmottes. Une 2 CV du Gard nous double, elle va guère plus vite que nous, son conducteur nous klaxonnera en nous retrouvant dans la vallée suivante. Sympathique attention ! On voit des randonneurs dont deux avec un chien portant ... un sac à dos ! Par contre, les voitures sont quasiment absentes. La montagne est à nous, ou nous sommes à elle, c'est selon !
Nous arrivons enfin au col Esischie, le brouillard fait son apparition. Dommage pour le spectacle ! Il reste 1 kilomètre à 10 – 11 % pour atteindre le sommet de la Fauniera. Ouf ! Nous y sommes. Une stèle rappelle les exploits de Pantani sur ces routes. Rituel du coupe-vent et c'est parti. Nous entamons la descente avec un couple de randonneurs allemands beaucoup plus lourdement chargés que nous. 2 kilomètres après le sommet, nous bifurquons à droite sur 50 mètres pour atteindre le colle Valcavera et pour découvrir un panorama grandiose et de nombreux chemins serpentant en tout sens dans la montagne. Ce sera pour une prochaine fois !
Cette fois-ci, nous nous lançons vraiment dans la descente, très raide au début, plus douce vers la fin. Après 24 kilomètres, Demonte est atteint. Nous sommes dans la Valle Stura. Il reste 12 kilomètres pour rejoindre l'hôtel à Vinadio. La route empruntée est celle du col de Larche menant en France vers l'Ubaye, la circulation est intense et les camions nombreux. Nous n'avons plus l'habitude ! Enfin l'hôtel ! Douche et ballade dans Vinadio. Je me retrouve seul car mon collègue a décidé de continuer pour essayer de rentrer à Grasse. Il s'arrêtera finalement à St Sauveur sur Tinée où son épouse le récupérera. Pendant ce temps-là, j'en profite pour faire le tour de la forteresse construite par les Piémontais pour se protéger des Français. Ensuite, ce sera pizza (la première du périple) et au lit !
En haut de la Fauniera
La révolution ne sera pas motorisée


